Ce que je pense qu'il va se passer
Ces quatre points sont des convictions, pas des mesures. Ils sont datés, et je les corrigerai publiquement si les faits me contredisent.
Le trafic IA va monter, le trafic de recherche va baisser. Pas d'un basculement brutal, mais d'une érosion continue côté moteur et d'une croissance régulière côté assistants. Les volumes ne se croiseront pas avant longtemps, et ce n'est pas la question : ce qui compte est la direction des deux courbes.
Il y aura des gagnants nets et des perdants nets, et peu de monde au milieu. C'est le point que je crois le plus sous-estimé. Une page de résultats distribue de la visibilité à dix acteurs. Une réponse d'IA en cite trois. La concentration est mécanique : les marques qui s'installent dans ces réponses vont gagner beaucoup, celles qui n'y sont pas ne perdront pas un peu, elles disparaîtront de la conversation.
Les visites venues des IA arrivent avec une intention plus avancée. L'utilisateur a déjà obtenu son explication, comparé des options, écarté des candidats. Quand il clique, il ne découvre plus, il vérifie. Un trafic plus faible en volume peut donc valoir davantage qu'un trafic de recherche plus important.
Le GEO va progressivement s'éloigner du SEO. Les 80 % communs vont se réduire. Plus les interfaces conversationnelles s'autonomisent, plus les mécaniques divergent, et plus les compétences se séparent. Je pense que beaucoup de ceux qui parlent aujourd'hui de bullshit reviendront sur leur position dans les deux ans, sans forcément le dire.