Accueil / Notre vision du GEO

Le GEO n'est pas du bullshit, c'est la couche IA du SEO

Version 1.0, publiée le 5 août 2026. Cette page est datée et versionnée : nos positions évoluent, et vous devez pouvoir savoir lesquelles ont changé.

Une partie du métier considère que le GEO est un mot creux inventé par des vendeurs de formations. Je comprends l'agacement, et je ne suis pas d'accord. Le GEO partage environ 80 % de ses pratiques avec le SEO. Ce sont les 20 % restants qui décident aujourd'hui de qui est cité et de qui ne l'est pas.

Pourquoi tant de SEO parlent de bullshit

Leur argument est solide, et il faut commencer par le reconnaître. Un contenu bien structuré, une autorité réelle, un site techniquement propre : ces trois piliers font ranker sur Google et font citer par une IA. Rien de nouveau. Et le mot GEO est effectivement devenu, en dix-huit mois, un argument commercial pratique pour revendre de l'audit à des directions marketing inquiètes.

Le raisonnement dérape sur la conclusion. De « le GEO reprend beaucoup au SEO », ils tirent « le GEO n'existe pas ». Ce n'est pas la même chose. Le SEO local reprend l'essentiel du SEO classique, personne n'en conclut qu'il n'existe pas. Le SEO e-commerce aussi. Une spécialité ne se définit pas par ce qu'elle partage, elle se définit par ce qu'elle ajoute.

Ma position tient en une phrase : le GEO est la couche IA du SEO, avec ses propres métriques, ses propres formats et ses propres arbitrages.

Les 20 % qui changent tout

Trois écarts, dans l'ordre où ils vous coûtent de la visibilité.

1

La technique

Les robots des IA ne se comportent pas comme ceux de Google.

Ils n'exécutent pas le JavaScript de la même façon, ne suivent pas les mêmes règles d'exploration, et se font filtrer par des protections de sécurité qui laissent passer Googlebot sans difficulté.

Résultat courant : un site parfaitement référencé sur Google, invisible pour les IA, sans que personne ne s'en aperçoive. Aucun outil SEO ne remonte cette information.

2

La mesure

Une réponse rédigée ne se lit pas comme une page de résultats.

Sur Google, cent liens coexistent et un utilisateur patient finit par vous trouver. Dans une réponse d'IA, trois marques sont nommées et une seule est retenue. Il n'y a pas de deuxième page.

La notion de position change donc de nature, et les indicateurs du SEO ne la couvrent pas. Il faut mesurer si vous êtes cité, à quel endroit du texte, et si un lien renvoie vers vous.

3

L'arbitrage

Ce qu'on produit n'est pas au même endroit.

En SEO, l'effort porte majoritairement sur votre propre site. En GEO, la part décisive se joue ailleurs : annuaires, comparatifs, discussions, plateformes spécialisées.

C'est l'écart le plus contre-intuitif pour un consultant expérimenté, parce qu'il déplace le travail vers des terrains que le SEO traitait comme secondaires.

Ce que nos mesures montrent

Le troisième écart n'est pas une intuition. C'est ce que nous observons de façon constante depuis que Cockpyt AI mesure.

Plus de 60 % des sites que nous analysons reçoivent des citations dont la source n'est pas leur propre site. Les IA parlent d'eux en s'appuyant sur des pages qu'ils ne contrôlent pas.

Une étude indépendante conduite par Stacker et Scrunch en mars 2026, sur 87 contenus, 30 marques et 8 plateformes IA, aboutit à un ordre de grandeur comparable : dans 64 % des cas où une IA cite une marque, elle s'appuie sur des sites tiers, et dans un cas sur cinq ces sites tiers sont sa seule source.

Deux échantillons différents, deux méthodes différentes, un résultat qui converge. C'est ce qui me fait considérer ce point comme établi plutôt que comme une hypothèse de travail.

La conséquence pratique est inconfortable pour beaucoup de marques : vous pouvez publier le meilleur contenu de votre marché sur votre propre site et rester absent des réponses, parce que les IA vont chercher ailleurs. Ce que les autres disent de vous pèse souvent plus que ce que vous dites de vous-même.

La France découvre le sujet avec trois ans de retard

AI Overviews est actif dans plus de 120 pays depuis deux ans. En France, le déploiement a commencé le 22 juillet 2026, retardé par le contentieux sur les droits voisins de la presse, avec une couverture pleine attendue avant le 23 septembre.

Pendant ces deux années, le marché français a regardé les données américaines avec distance. C'est terminé, et l'inquiétude arrive d'un coup, sur un sujet que d'autres marchés ont eu le temps d'apprendre progressivement. Cette panique concentrée explique une partie du bruit commercial actuel, et donc une partie de l'agacement des SEO qui dénoncent le bullshit. Ils confondent le bruit et le fond.

Ce que je pense qu'il va se passer

Ces quatre points sont des convictions, pas des mesures. Ils sont datés, et je les corrigerai publiquement si les faits me contredisent.

Le trafic IA va monter, le trafic de recherche va baisser. Pas d'un basculement brutal, mais d'une érosion continue côté moteur et d'une croissance régulière côté assistants. Les volumes ne se croiseront pas avant longtemps, et ce n'est pas la question : ce qui compte est la direction des deux courbes.

Il y aura des gagnants nets et des perdants nets, et peu de monde au milieu. C'est le point que je crois le plus sous-estimé. Une page de résultats distribue de la visibilité à dix acteurs. Une réponse d'IA en cite trois. La concentration est mécanique : les marques qui s'installent dans ces réponses vont gagner beaucoup, celles qui n'y sont pas ne perdront pas un peu, elles disparaîtront de la conversation.

Les visites venues des IA arrivent avec une intention plus avancée. L'utilisateur a déjà obtenu son explication, comparé des options, écarté des candidats. Quand il clique, il ne découvre plus, il vérifie. Un trafic plus faible en volume peut donc valoir davantage qu'un trafic de recherche plus important.

Le GEO va progressivement s'éloigner du SEO. Les 80 % communs vont se réduire. Plus les interfaces conversationnelles s'autonomisent, plus les mécaniques divergent, et plus les compétences se séparent. Je pense que beaucoup de ceux qui parlent aujourd'hui de bullshit reviendront sur leur position dans les deux ans, sans forcément le dire.

Comment nous mesurons, et pourquoi ainsi

Une position sans méthode reste une opinion. Voici les quatre choix qui structurent notre mesure, y compris quand ils nous coûtent commercialement.

Interroger, pas extrapoler

Chaque score vient d'une interrogation réelle des IA au moment du scan, jamais d'une base de réponses stockée. Les IA vont chercher des sources à chaque question posée : une réponse enregistrée le mois dernier ne dit rien de votre visibilité aujourd'hui.

Par les API, pas par l'interface

Un robot qui pilote l'application web renvoie des réponses influencées par la session, l'historique de conversation et la personnalisation du compte utilisé, et il casse à chaque changement d'interface. Les API posent la question dans des conditions identiques à chaque scan.

Hebdomadaire, pas quotidien

Les IA ne sont pas déterministes. Sur 24 heures, leur variabilité interne pèse plus lourd que l'évolution réelle de votre visibilité. Un suivi quotidien affiche donc du bruit rafraîchi tous les jours. C'est moins vendeur qu'une courbe qui bouge sans arrêt, et c'est plus honnête.

Annoter les ruptures

Si notre méthode évolue, le changement est inscrit dans votre historique. Une série de mesures n'a de valeur que si l'on sait à quel moment l'instrument a changé. Comparer deux périodes mesurées différemment ne produit pas une tendance, ça produit une illusion.

Qui écrit ça

Je suis consultant en référencement naturel depuis juin 2016, à Nice. Avant ça, un master en communication numérique, un BTS en marketing, et surtout un blog voyage lancé en 2014 qui m'a servi de laboratoire : c'est en cherchant à le faire décoller que j'ai découvert le SEO, puis décidé d'en faire mon métier après une formation auprès d'Olivier Duffez.

Depuis, plus de 300 clients accompagnés en tant que consultant SEO à Nice, principalement des TPE, des PME et des indépendants. Des secteurs très concurrentiels et peu glamour : santé, immobilier, CBD, sophrologie, mariage. C'est là qu'on apprend ce qui marche vraiment, parce qu'il n'y a pas de budget pour compenser les erreurs.

Cockpyt AI est né le 14 février 2026, avec Laurent Séjourné, qui construit la partie technique. L'outil vient d'un besoin que je n'arrivais plus à couvrir à la main : mes clients me demandaient depuis des mois s'ils étaient cités par les IA, et je répondais avec des captures d'écran prises une par une. Ce n'était ni mesurable, ni reproductible, ni défendable.

Où nous allons

Cockpyt AI ne restera pas un outil de diagnostic. Mesurer est la première étape, indispensable, mais un tableau de bord ne corrige rien. C'est déjà pour cette raison que l'audit GEO mensuel produit un plan d'action priorisé plutôt qu'un rapport.

La suite consiste à réduire la distance entre le constat et la correction, directement dans l'outil. Nous n'annonçons pas de calendrier ici : cette page est versionnée, ce qui sera livré y sera écrit à ce moment-là.

Florian Zorgnotti

Co-fondateur de Cockpyt AI, consultant SEO et GEO à Nice depuis 2016. Cette page engage ma position personnelle, pas un consensus du secteur. Vous pouvez me contredire à [email protected].

Historique des versions

  • Version 1.0, 5 août 2026. Publication initiale. Position sur le débat GEO, trois écarts avec le SEO, mesure interne sur l'origine externe des citations, quatre convictions datées.

Sources citées

  • Stacker et Scrunch, étude sur l'origine des citations dans les réponses IA, mars 2026, portant sur 87 contenus, 30 marques et 8 plateformes.
  • Abondance, lancement officiel des AI Overviews en France, 22 juillet 2026.
  • Mesures internes Cockpyt AI, sur l'ensemble des projets analysés depuis février 2026.

Mesurez votre position avant d'en débattre

La meilleure façon de trancher le débat sur votre propre marché : regarder ce que les IA répondent aujourd'hui quand on leur parle de votre secteur.

Lancer un scan gratuit 14 jours, sans carte bancaire, sans engagement